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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

10 jeunes qui tentaient d’émigrer vers l’Europe arrêtés

Publié le 12 Octobre 2014 par LADDH CHLEF in IMMIGRATION CLANDESTINE

Immigration clandestine
Immigration clandestine

10 jeunes qui tentaient d’immigrer clandestinement vers la rive Nord de la Méditerranée a CHLEF

Le phénomène de l’immigration clandestine ne remonte pas à aujourd’hui, c’est un phénomène social qu’il existe depuis des siècles . C’est le cas notamment pour la rive méditerranéenne.

La LADDH CHLEF est convaincue que ce phénomène en Méditerranée, ne trouvera pas de solution avant qu'un dialogue ouvert avec une coopération économie équitable entre les pays de la rive ( Nord- Sud ) , il faut faire un pas décisif pour la lutte contre les vraies causes de la migration clandestine et non seulement sécuritaires .

la LADDH CHLEF informe que juste avant jeudi 09/10/2014 ,les gardes-côtes algériens ont intercepté, à 14 miles au niveau du point rouge 10 jeunes qui tentaient d’immigrer clandestinement vers la rive Nord de la Méditerranée. Selon les informations fournies par les citoyens a la LADDH CHLEF, ces jeunes candidats à l’immigration clandestine ont été arrêtés à bord d’une embarcations. à partir de la plage sidi Abderrahmane de la wilaya de chlef . Le groupe de jeunes, âgés entre 22 et 24 ans et originaires de 02 jeunes de la commune de Chettia - 04 jeunes de la commune Chlef – 04 jeunes de la wilaya Setif , ont été interpellés vers 03h50 mn du matin au niveau du point rouge par une patrouille des gardes-côtes de Ténès. Ils seront présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Ténès pour tentative d’émigration clandestine.

La LADDH CHLEF pense nul ne peut être insensible à ces images de détresse absolue et de désespoir total qui bouleversent à juste titre les consciences de la société civil ,des hommes, des femmes et des enfants désespérés ont été livrés à eux-mêmes, en pleine mer, des jours durant, tandis que les États discutaient du lieu où il fallait les conduire. tandis que leurs appels de détresse demeuraient sans réponse

La LADDH CHLEF croire que ces images très médiatisées ne représentent pourtant qu'une partie de l'immigration clandestine, Parmi ceux qui parviennent à atteindre l'Europe, beaucoup se retrouvent en détention pendant des périodes prolongées. Les États se servent de la détention comme d'un moyen de dissuasion, certains pays ont introduit des sanctions pénales pour l'entrée sur le territoire ou le séjour irrégulier. D'autres sanctionnent également ceux qui viennent en aide aux migrants en situation irrégulière.

La LADDH CHLEF pense que l’union européenne, se trompent de cible. “La quasi-totalité de cet argent a été dépensé pour renforcer la sécurité et non pour les jeunes chômeurs ».

La LADDH CHLEF rappel l’union européenne, la liberté de circulation et d’établissement est rattachée aux grandes libertés sur un fondement à la fois conventionnel et coutumier. Elle découle des principes généraux de l’article 3 de la Déclaration : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » Cela serait suffisant en soi pour fonder la liberté de circulation. Mais le droit de circulation est précisé dans l’article 13 : « Toute personne a le droit de circuler et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat et toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » C’est une liberté pure, sans conditions. La vraie liberté que nous partageons entre tous les humains. L’asile, qui est conditionné à la persécution, est une institution en soi différente, faisant l’objet d’autres dispositions ; même si les choses se complètent et si, dans la réalité du phénomène migratoire, elles sont étroitement mêlées. La liberté pure de circuler est reprise dans des termes quasi identiques dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 à l’article 12. Or, du point de vue de leur force juridique, les pactes ont valeur obligatoire : il s’agit de traités ratifiés, correspondant à des engagements des Etats.

La LADDH CHLEF se sentant seul dans le terrain sans moyen face à cet afflux de migrants de la région de Chlef et ces environs environs 30 a 35 personnes par mois prend de Mer Méditerranée vers l’Europe (d’après les gens que nous avons rencontre mais officiel pas de statique exact malheureusement) , La wilaya de CHLEF devient la deuxième région pour l'immigration clandestine maritime en Algérie .

La laddh chlef demande aux politiciens les deux rives Méditerranée qu’il faut comprendre bien ce phénomène.

Nous avons tous à l'esprit l'image des migrants bien souvent en y laissant leur vie dans le mer , dans moins une année nous avons reçus des dizaines de familles plus 80 familles cherches leur enfants certaines disparus depuis 2008 .

Malheureusement chaque année, des dizaine de jeunes bravent la mort ,le phénomène est un vrai casse-tête pour les responsables Algérien et a l’union européenne chargés de ce dossier. La dissuasion par la répression s’est avérée inefficace. La loi Algérien punissant toute personne qui tente de quitter illégalement le territoire national de 2 à 6 mois de prison ainsi que d’une amende de 20.000 à 60.000 dinars s’est avérée bien peu dissuasive et pratiquement d’aucune efficacité pour ne serait-ce que juguler ce fléau.

La LADDH CHLEF elle a constaté que les candidats à l’immigration clandestine par le biais de la «Harraga» ne reculeront devant rien. Pas même devant la mort. Si c’est le prix qu’ils devront payer rien que pour caresser le fol espoir d’une vie meilleure outre Méditerranée, alors, même le risque fort probable de se retrouver outre-tombe, ne les effraiera pas. Ils demeurent prêts à relever le défi, à affronter toute mer démontée et ses vagues en furie.

Les risques sont connus: disparition en mer, les gardes-côtes de la ville de Tenes qui les prennent en chasse…Les moyens sont dérisoires: embarcations de fortune…Tous les ingrédients sont réunis pour transformer ces folles et insouciantes équipées en autant de drames humains. Ceux de jeunes Chélifiens qui souffrent. Qui ont mal et qui le disent.

Faute de ne pas avoir été entendus, faute de réponse adéquate à leurs préoccupations, ils ont choisi d’hypothéquer leur vie en mer plutôt que de moisir et de vieillir, un peu trop tôt, à l’intérieur de cités de logement préfabriqué depuis le séisme 1980 qui mettent à nu leur désespoir.

La LADDH CHLEF considère que toute politique de restriction dans ce sens n'a pas de fondements humanitaires et qu'elle touche au pire les groupes de personnes qui ont le plus besoin de solutions concrètes aux écarts et disparités de développement qu'ils vivent au quotidien dans les pays du sud de la Méditerranée.

Le manque de perspectives d’avenir, l’instabilité, le chômage et la misère incitent certaines personnes à quitter leur pays au sud de la Méditerranée. Les restrictions dans la délivrance de visas les contraignent à rechercher des moyens illégaux d’entrer en Europe. Les conditions dans lesquelles ces personnes passent clandestinement d’Afrique en Europe sont effrayantes et ne pourront s’améliorer que si un certain nombre de mesures sont prises rapidement. Les Etats membres du Conseil de l’Europe doivent se rappeler que l’émigration est un droit fondamental de l’homme, et se préparer en conséquence à accepter le phénomène d’une migration stable et durable, ainsi qu’à régulariser la situation des migrants clandestins.

D’après les gens de cette région de CHLEF plus centaines pour ne pas dire plus de ça d’entre eux ont tenté l’aventure entre 2005 a 2013. Combien seront-ils à avoir essayé en l’année 2014?

Les gardes- côtes chargés de leur livrer cette chasse à l’homme. Elle ressemble à l’ultime recours qui puisse exister pour leur éviter la mort ou à un moindre mal, le terrible apprentissage de la clandestinité.

Ils seront certainement nombreux les jeunes candidats à l’émigration clandestine qui rêvent de passer les fêtes de fin d’année 2015 en Espagne , en france ou en Italie.

Des dizaines corps d’Algériens se trouvant dans les morgues espagnoles. Almeria, Alicante et d’autres villes encore a l’italie. «Les corps qui sont déposés dans les morgues des villes, à Almeria ou ailleurs, certains depuis six mois, d’autres depuis un ans, sont en état de décomposition avancé», Cette comptabilité macabre ne diminue en rien le calvaire de ces damnés de la terre. Une mort d’Algérien dans des conditions aussi dramatiques qu’insupportables est une mort de trop. Et il n’y a pas lieu à ce qu’elles se comptent par centaines ou par milliers pour s’en émouvoir.

La laddh Chlef demande à l’Etat Algérien de lever les verrous bureaucratiques pour qu’ils puissent venir en aide aux jeunes Algériens détenus dans les prisons (Espagne – France – Belgique Italie – Grèce….etc ) , ceux qui tentent de survivre dans la clandestinité, et pourquoi pas rapatrier les corps en décomposition dans les morgues. « Des hommes d’affaires algériens, des associations et autres bienfaiteurs sont prêts à nous aider, disent-ils, mais il est difficile d’avoir toutes les autorisations pour pouvoir le faire. » Il est tout de même honteux que ce soit les associations humanitaires belges et suisses qui viennent au secours des jeunes Algériens en détresse.

La LADDH CHLEF qu’il y a beaucoup de harraga qui veulent bien revenir mais avec les dernières lois promulguées en Algérie et qui sanctionnent sévèrement l’immigration clandestine, ils préfèrent rester là où ils sont.

La LADDH CHLEF tente une nouvelle fois de tirer la sonnette d'alarme et réclame une « stratégie claire » à l'Union européenne et au gouvernement algérien , en demande que les populations en mouvement ne doivent plus être victimes d'atteintes aux droits humains en raison de leur statut migratoire. Ceux qui sont exploités ou dont les droits sont bafoués doivent pouvoir en appeler à la justice.

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