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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

Rapport annuel sur l’Etat des droits de l’homme en Algérie en 2016 ( 02 partie )

Publié le 10 Décembre 2016 par La LADDH

  • les mouvements de contestation populaire :

 le  bureau national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH),a enregistré  durant 11 mois de l'année  2016 environs  13 milles actions de contestations populaires réitérées de citoyens en divers points de l’Algérie  exprimant leur ras le bol de leurs conditions de vie misérables qui ne cessent d’empirer. Principalement dans les zones rurales isolées où le citoyen lutte par tous les moyens qui lui en coutent afin  d assurer sa survie et bénéficier de son droit des implications du développement local sachant qu’il  est privé des simples nécessités de subsistance digne tels que l’eau, le gaz, les communications et voies adéquates de transports, ceci sans évoquer le fait que la frange des jeunes ne dispose d’aucunes possibilité de travail, de formation, promotion  et tout ce qui pourrait les aider à se faire une situation sociale, bâtir un foyer familial, etc.   

Aujourd’hui, la situation sociale et économique concernant les diverses catégories de citoyens dans notre pays se caractérise par des disparités flagrantes. Ainsi, le niveau des classes  moyennes, des salariés et des couches déshéritées des chômeurs qui ne cesse de déchoir cela aggravé par, entre autres, les vicissitudes du pouvoir d’achat. Alors que leur fait face une catégorie limitée de jouisseurs privilégiés vivant dans l’opulence criarde par certains aspects extrêmement gaspilleurs et immoraux attentant aux bonnes mœurs.

 Alors que l’érosion du pouvoir d’achat imposé par les lobbys de ces derniers aux citoyens ne cesse de s’aggraver tandis  que les salaires des couches laborieuses ne suffisent plus, depuis assez longtemps, à faire face convenablement aux  besoins essentiels de larges couches de la société algérienne. Ce qui impose d’entreprendre des mesures urgentes et des initiatives appropriées à même  de réduire de cet écart socioéconomique profond et liquider les différentes formes de pauvreté,  de marginalisation et d’exclusion.       

  • La criminalité et vol  prend une ampleur menaçante dans une société inégalitaire :

 Sur le plan sécuritaire du citoyen, le  bureau national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH),  attire l’attention sur la criminalité croissante qui assiste à une hausse inquiétante des crimes meurtriers et des vols qui se sont multipliés de façon terrifiante dans les diverses régions de l’Algérie.

Selon les statistiques de la DGSN sur la criminalité et vol indique plus  216000 affaires de crime ont été enregistrées en 2015, alors durant les 10 mois de l'année 2016  ont été enregistrées plus 146 000  affaires de crime et 500 affaires liées à la cybercriminalité ont été traitées au niveau national depuis le début de l’année 2016

Ce qui laisse craindre que la notre pays qui était caractérisée sur ce plan par un cadre relativement paisible, s’est retrouvée plongée dans une spirale de violence délinquante très préoccupante. Cette dernière résultant de la hausse vertigineuse du taux de chômage au sein des couches juvéniles, sans évoquer les nombreux dépravés bénéficiaires des « abondantes séries de mesures de grâce » , en maintes circonstances .

D’après les spécialistes la violence meuble le quotidien des algériens avec une moyenne de 700 crimes par jour  .Alors que les données vérifiables attestent que la plupart des crimes commis dans l’Algérie sont le fait de repris de justice, ce qui a tendance à encourager certains criminels à commettre des actes délictuels en série malgré qu’ils aient été incarcérés et libérés plusieurs fois.                                                                 

  • augmentation du trafic de stupéfiants:

Par ailleurs, le  bureau national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), attire l’attention sur l’augmentation dans plusieurs  régions de l’Algerie des points de ventes illicites de boissons alcooliques en des endroits qui sont devenus connus et où se répandant les fléaux de la drogue , de la prostitution, etc.,  selon les chiffres officiels annoncés par l'Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), qu’il affirme durant les neuf premiers mois de l'année 2015 près 85 tonnes de résine de cannabis ont été saisies et également relevé la saisie de 820.000 comprimés de substances

Pour les arrestations opérées par les services de sécurité, le bilan porte sur plus de 27.850 personnes impliquées dans des affaires liées au trafic de drogue, soit une hausse de 53,1% comparativement aux neuf premiers mois de l’année dernière (2015).

  • Abolition de la peine de mort :

 la peine de mort figure encore au code pénal, et les juges prononcent des condamnations à mort, seulement aucune exécution n’a eu lieu depuis la fin l’année 1993 malgré La constitution algérienne de 1996 ne traite pas de la peine de mort mais précise dans son article 156 que "Le Conseil Supérieur de la Magistrature émet un avis consultatif préalable à l'exercice du droit de grâce par le Président de la République. La LADDH est conscient que le droit a la vie est sacré et  la prononciation de la prononciation de la sentence et  la LADDH considère que la peine mort est un traitement dégradant, injuste et incompatible avec les droits humains injuste et incompatible avec les droits humains fondamentaux .

La LADDH  relève avec beaucoup de regrets que le gouvernement algérien ne fait rien pour concrétiser l’engagement pris en signant la résolution qui a adoptée le 21-12-2010 65/206 de l’Assemblée générale des Nations unies traitant de la question. Pis encore, il fait preuve de passivité par rapport aux pressions exercées par des lobbys favorables au retour aux exécutions de la peine de mort .

La LADDH demande l’arrêt immédiat de toute condamnation à mort et se mobiliser en faveur d’une abolition définitive de la peine de mort   

  • Les disparus :

Les familles des disparus vivent une attente désespérée, lasse de cette situation de doute, sans toutefois pouvoir renoncer à espérer le retour de disparu .Certaines familles subissent cette situation depuis plus de dix ans. Les informations contradictoires qui leur parviennent aggravent cette douloureuse situation, La LADDH, considère que le traitement ainsi infligé aux familles constitué une véritable torture morale  

  • le phénomène du suicide:

Par ailleurs, le phénomène du suicide a pris des proportions alarmantes en Algerie , particulièrement au cours de l’année 2016 durant laquelle son acte s’est dangereusement propagé d’une façon horrifiante dépasse 1100 cas  parmi les couches des jeunes environs 75%  l’âge moins de 25 ans.  Ces derniers passant à l’acte , souvent en proie à la dépression, le sentiment d’échec et de dépréciation de soi ,entre autres, qui les empêchent d’envisager lucidement des issues salutaires ou des voies de résolution de leurs accablantes détresses aggravées par leur marginalisation sociale, les refoulements bureaucratiques, le sentiment

  • Le phénomène de l’immigration :

le  bureau national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) persuader que toute politique de restriction dans ce sens n'a pas de fondements humanitaires et qu'elle touche au pire les groupes de personnes qui ont le plus besoin de solutions concrètes aux écarts et disparités de développement qu'ils vivent au quotidien dans les pays du sud de la Méditerranée.

Le manque de perspectives d’avenir, l’instabilité, le chômage et la misère incitent certaines personnes à quitter leur pays au sud de la Méditerranée. Les restrictions dans la délivrance de visas les contraignent à rechercher des moyens illégaux d’entrer en Europe. Les conditions dans lesquelles ces personnes passent clandestinement d’Afrique en Europe sont effrayantes et ne pourront s’améliorer que si un certain nombre de mesures sont prises rapidement. Les Etats membres du Conseil de l’Europe doivent se rappeler que l’émigration est un droit fondamental de l’homme, et se préparer en conséquence à accepter le phénomène d’une migration stable et durable, ainsi qu’à régulariser la situation des migrants clandestins.

D’ailleurs la LADDH sentant seul dans le terrain sans moyen face à cet afflux de migrants vers l’Europe ,avec un tel flux de jeunes Algériens se rendant clandestinement jusqu’aux portes de l’Europe et se faisant arrêter, l’Algérie  se place à la 10ème position  des pays  « émetteurs » de migrants arrêtés. A ces cas de jeunes arrêtés, s’ajoutent naturellement le nombre de personnes qui ont réussi à s’infiltrer dans les pays relevant du territoire de l’Union Européenne.

La répartition des arrestations effectuées pendant l’année 2015, selon le rapport de Frontex, se présente comme suit : du premier au quatrième trimestre de l’année, le nombre de personnes arrêtées est respectivement de 3.564,  3.999,  3.726 et 4.298. Ces jeunes Algériens arrêtés aux frontières de l’U.E. ont, dans plupart des cas, fait l’objet de décisions d’expulsion. Le nombre de ces expulsions est évalué à 6.830 pour l’année 2015. La procédure de reconduite aux frontières a concerné quelque 2.232 personnes.

  • L'immigration subsaharienne :

Bien qu’elle ne cesse de prendre de l’ampleur, l’immigration subsaharienne «illégale» ce que donne a notre  bureau  national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) une préoccupation principale malgré   peu moyens dont dispose notre bureau  ,mais avec la volonté et la conviction   permet  de se lancer, dans l’immédiat, dans une action de soutien actif    à ces immigrés .

Cet attrait a fait qu’Algérie enregistre presque quotidiennement l’arrivée de nouveaux ressortissants étrangers en situation irrégulière environs 29 000 clandestins subsaharienne de différentes nationalités africains. Pour préparer leur passage vers la rive nord de la méditerranée, ils s’adonnent, pour certains d’entre eux, à la vente d’amulettes, , d’autres travaillent au noir comme manœuvres dans les nombreux chantiers mais malheureusement s’adonnent à toutes sortes de trafic dont notamment la prostitution, le faux et l’usage de faux et le recel de fausses monnaies.

Ceci étant dit, pour de nombreux clandestins, n’est qu’une escale qui parfois se prolonge indéfiniment faute de ressources suffisantes pour aller au-delà de leurs rêves.

Le  bureau national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) dénonce certain pseudos activistes ou bien faux défenseurs des droits de l’homme qu’ils appellent dernièrement à la présidence de la République à la fermeture des frontières algériennes devant les flux des migrants irréguliers , et exige l’interdiction d’accès au sol algérien pour tout migrant africain ainsi que l’expulsion et le refoulement de tous ceux qui sont en situation irrégulière.

ces faux défenseurs des droits de l’homme oublier que tous les migrants doivent jouir de droits qu’il faut respecter et que la règle générale stipule que ces droits devraient être garantis sans discrimination entre les nationaux et les étrangers. Et que si les Etats sont libres de prendre des mesures pour contrôler l’entrée des non-nationaux et empêcher le franchissement illégal des frontières, ces mesures ne doivent en aucun cas être incompatibles avec les droits de l’Homme. Des obligations stipulées par la Déclaration universelle des droits de l’Homme dans les articles 9 et 13 qui édictent que «Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé

  • Persécutions des défenseurs des droits humains :

Des poursuites pénales continuent d’être ouvertes contre les défenseurs des droits de l’homme qui expriment sur la situation de ces droits en Algérie. Ces poursuites sont facilitées par un climat dans lequel la promotion et la protection des droits de l’homme sont trop souvent considérées comme des activités subversives, des défenseurs des droits de l'Homme dont certains croupissent toujours en prison

  • Kameleddine Fekhar
  • Hassen BOURAS
  • Tidjani Ben Derradj
  • Adel Ayachi

et des dizaines d’autres défenseurs droits de l’homme sont toujours soit sous contrôle judicaire ou bien trainer dans les couloir de justice  .

  • La législation répressive des contradicteurs des autorités algériennes  :

 L’Algérie, Dieu merci jouit d’une société civile assez vivace  et d’une presse indépendante honorable mais malgré cela, les autorités avec le recours aux procédures de la Justice, utilise la législation répressive pour sanctionner les opposants pacifistes. Et en se prenant tout particulièrement à ceux qui cassent le tabou de la critique des autorités. Si bien que le recul des Droits de l’Homme en Algérie est devenue une évidence claire au cours de l’année 2016, l’instance gouvernementale s’appuyant sur un arsenal de lois répressives sanctionnant par la prison les accusés de « discours propagandistes » ou « attentatoires » aux institutions étatiques, cachant machiavéliquement par là les déficiences déviationnistes des autorités locales et centrales.  

Conclusions :

On peut alors conclure que l’état actuel des choses, ne peut s’accommoder de la gouvernance et encore moins de la bonne gouvernance, en conséquence de ce qui précède, le  bureau national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH)  souligne :

-        sa  totale désapprobation de l’état dans lequel se trouve aujourd’hui la situation dégradante  des Droits de l’Homme en Algérie.

-        son entière solidarité avec l’activité militante des différentes catégories travailleuses et le soutien de leurs justes revendications légitimes

-        Sa condamnation ferme de la violence qui est devenue courante dans le milieu social et sa solidarité agissante avec les victimes.

-        Son rejet total et indigné des pratiques scandaleuses de la corruption et de tous les agents vecteurs de proliférations de maux sociaux et fléaux attentant aux bonnes mœurs et menaçant de dépravation les jeunes générations montantes de notre pays en peine de reconstruction et en quête de projets promotionnels multidimensionnels aux fins d’une mise à niveau plus ou moins équitable , au diapason de l’évolution des autres wilayas et contrées  de l’Algérie souveraine.   

 

P/ Bureau National

Secrétaire National chargé  des dossiers  spécialisés.

HOUARI Kaddour

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