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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

Polémique autour de la peine de mort en Algérie

Publié le 8 Octobre 2016 par La LADDH in abolir la peine de mort

 Polémique autour de la peine de mort en Algérie

À l’occasion de la journée mondiale contre la peine de mort, célébrée chaque année le 10 octobre, le bureau national de la ligue algérienne de droits de l’homme s'est réuni, hier samedi 08 octobre 2016 sous la présidence Mr HOUARI Kaddour Secrétaire National chargé des dossiers spécialisés, pour faire le bilan de l’année écoulée sur dans le combat pour l’abolition et discuter de la stratégie future pour sensibiliser la société civile et le gouvernement algérien en vêtu sur la résolution 65/206 de l’assemblée générale des nations unies a été motivée par ce qui suit :

  • Guidée par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies,
  • Rappelant la Déclaration universel le des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention relative aux droits de l’enfant
  • Réaffirmant ses résolutions 62/149 du 18 décembre 2007 et 63/168 du 18 décembre 2008, relatives à la question d’un moratoire sur l’application de la peine de mort, dans lesquelles elle a engagé les États qui maintiennent encore la peine de mort à instituer un moratoire sur les exécutions en vue de l’abolir,
  • Consciente que tout déni de justice ou mal-jugé dans l’application de la peine de mort est irréversible et irréparable,
  • Convaincue qu’un moratoire sur l’application de la peine de mort contribue au respect de la dignité humaine ainsi qu’à la promotion et au développement progressif des droits de l’homme, et estimant qu’il n’existe pas de preuve concluante de la valeur dissuasive de la peine de mort,

La LADDH pour rappel l'opinion publique nationale et internationale que le 21/12/2010 l’État algérien a parrainé et voté en faveur de la résolution 65/206 de l’Assemblée générale des Nations unies, relative à l’adoption d’un moratoire sur l’application de la peine de mort.

Dans la résolution 65/206 il est dit en point « d »: Instituer un moratoire sur les exécutions en vue d’abolir la peine de mort.

Dans ce contexte la LADDH, remarque avec beaucoup de regret que non seulement le gouvernement Algérien ne fait rien pour concrétiser l’engagement pris par cette résolution, mais pire que cela il reste passif par rapport aux pressions exercées par des Lobis favorable au retour aux exécutions de la peine de mort par certains politiciens parmi eux le directeur de cabinet de la présidence de la République , Mr Ahmed Ouyahia verse dans le populisme et tente de surfer sur la vague d’indignation suscitée par le décès de la petite Nihal Si-Mohand pour joindre sa voix à ceux qui appellent au rétablissement de la peine de mort.

L’Algérie devrait franchir le dernier pas vers l’abolition pure et simple de ce châtiment cruel et inhumain. Pour rappel, l’opinion publique n’a, à aucun moment, réclamé la peine de mort durant la décennie noire, alors que de graves violations des droits humains ont été commises. Donc, l’argument, souvent avancé par les États, selon lequel l’opinion publique n’est pas prête, ne se justifie pas toujours. L’opinion publique se détourne de la peine de mort lorsqu’elle est informée.

Mr HOUARI Kaddour Secrétaire National chargé des dossiers spécialisés de la ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), met en garde contre les partisans de la peine de mort qui tentent de tromper l’opinion publique en associant l’abolition de la peine capitale à l’impunité. si aujourd’hui on milite pour que l’Algérie ne soit plus inscrite sur la liste des pays pour la peine de mort, c’est pour mettre un terme à cet acte de violence qui transgresse un des droits de l’homme le plus fondamental à savoir le droit à la vie ;d’ailleurs la lutte pour l’abolition de la peine de mort à l’échelle nationale doit être le souci majeur des défenseurs des droits de l’homme, des politiciens et les intellectuels .

L’Algérie devrait, en sa qualité de membre du Conseil des droits de l’homme des Nations unies depuis novembre 2013, adopter une attitude exemplaire en devenant le premier pays de la région à abolir la peine de mort.

La LADDH exige du gouvernement Algérien une feuille de route claire et transparente qui conduira l’Algérie à l’abolition de la peine de mort.

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