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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

De l’Agression aux Affrontements

Publié le 30 Janvier 2015 par LADDH CHLEF in laghouat

Comme prévu le corps de la Gendarmerie National a violemment chargé les contestataires, utilisant gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc. Jusqu’à présent on compte parmi au moins 12 personnes blessées, et 14 cas graves ont été arrêtés. Des représentants ont été désignés pour entamer des pourparlers avec le Chef de daïra, mais ceux-ci ainsi que toute personne se trouvant à proximité des lieux est saisie par les gendarmes obéissants aux instructions du Wali, du Chef de Daïra, et du Maire de Hassi R’mel est systématiquement lynchée en toute impunité. En ce moment même les arrestations se poursuivent rendant caduque toute tentative de négociation. En réponse la population de Hassi R’mel et de Delaa sont entrain de se mobiliser pour protéger les travailleurs contre leurs agresseurs. C’est le bilan inévitable de la gestion par la répression, langage privilégié des autorités en place, qui mène à la dérive et à l’escalade de la violence.


LADDH déplore cette violence féroce et systématique des forces de l’ordre, forme d’aveux de l’incapacité à gérer les problèmes sociaux.


La LADDH condamne cette interdiction de la liberté d’expression du citoyen en violation du principe de base de la constitution algérienne.


La LADDH rappel que si le maintient de l’ordre est inscrit dans les lois de la république, l’oppression utilisée par les forces de l’ordre est le principal outil de la dictature et du totalitarisme.


En fin la LADDH tient fermement à souligner que cette réponse des autorités est anticonstitutionnelle et par ce fait transgresse les libertés citoyennes de l’état de droit, en voulant provoquer la révolte.

Bureau de la LADDH, Laghouat.

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