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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

80% des fast-food ne répondent pas aux normes d’hygiène a CHLEF

Publié le 15 Janvier 2015 par LADDH CHLEF in CHLEF

fast-food
fast-food

Depuis ces cinq dernières années, l´ouverture de différents types de fast-food, dans plusieurs coins de la ville de Chlef, a triplé. On dénombre 500 fast-foods, les uns du type mini restaurants, les autres du genre gargotes, mais tous avec la même vocation, la restauration rapide.

Dans ces points de vente de produits de très large consommation, les sandwichs, les hamburgers, casse-croûtes frites, omelette, et frites merguez, sont les plus demandés. Le chawarma quant à lui, est très prisé depuis quelque temps, par une large clientèle. Cette dernière très pressée, recherchant du rapide à consommer, dans les meilleurs délais possibles. Fonctionnaires, étudiants, collégiens en passant par les hommes d´affaires, tous optent pour ces mini-restaurants. Sans se soucier des dangers générés par le manque d´hygiène des cuisines, encore moins des tenues des employés. En effet, nombre de ces restaurateurs n´ont pas reçu de formation adéquate, et n´ont pas d´expérience dans la gestion de ce genre d´activité sensible, qui exige de strictes mesures d´hygiène, d´autant qu´il s´agit là, d´éviter la survenue d´éventuelles intoxications alimentaires chez les consommateurs, ainsi que la contamination par toutes sortes de virus.

Aujourd´hui, bien qu´il soit facile de vérifier l´hygiène de ces produits de bouffe rapide, par les soins des services de la DCP et du bureau d´hygiène communal, il demeure néanmoins facile pour certains, d´échapper au contrôle. Plusieurs propriétaires et gérants de fast-foods ferment boutique, chaque fois qu´ils sont informés du passage des services de contrôle. C´est dire le danger que représente cette activité sensible, sur la santé, voire même la vie du consommateur, car ceux qui l´exercent ne semblent pas y prêter grand intérêt. Les jeunes notamment se sont lancés dans ce créneau, aussi bien dans les quartiers huppés que dans les faubourgs de la ville.

C´est l´ère d´une nouvelle génération de consommateurs, ces derniers cherchent d´emblée le bon endroit, la meilleure qualité de produits consommables, sans trop se soucier de la prestation de service, encore moins de l´état des tabliers du personnel. «Généralement, ce sont des commandes à emporter et donc le client n´a pas le temps de remarquer l´état des lieux…», dira Acheraf, propriétaire d´un fast-food à la rue des Martyrs. L´interlocuteur a mis en exergue la qualification du personnel, surtout lorsqu´il s´agit d´un commerce financé par l´un des dispositifs de l´emploi, comme le sien, financé par la Cnac. «Les personnes formées à la restauration reviennent cher, elles préfèrent travailler dans de grands restaurants ou hôtels, car dans les petits restaurants comme le mien, la fourchette varie entre 7000 et 12.000 DA/mois. Mon endettement ne me permet pas d´engager un spécialiste dans la restauration à raison de 30.000 ou 40.000 DA, et puis ce type de personnel ne court pas les rues…»

S.Moumen

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