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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

La Journée internationale des droits de l'homme dans les petites communes en Algérie

Publié le 14 Décembre 2014 par LADDH CHLEF in la laddh laghouat

La Journée internationale des droits de l'homme dans les petites communes en Algérie

Le 10 Décembre, journée internationale des droits de l’homme, 32 jeunes chômeurs de la commune d’Aflou Wilaya de Laghouat située à 400 km d’Alger et 110 km à l’ouest de Laghouat était entendu devant un juge suite a leur participation à rassemblement pacifique voilement dispersé par les forces de police le29 Mai dernier, le 17 décembre prochain vont connaitre le verdict du tribunal, le procureur a requis une année de prison ferme à l’encontre des prévenus et 10 millions de dinars d’amende.

Le wali de Laghouat avait promis d’octroyer 80 chantiers d’entretien d’espaces urbains dans le cadre d’Algérie Blanche, une vingtaine seulement leur a était attribuer, pour ce débarrasser d’eux, l’actuel maire leur a proposer de manifester pour faire pression au wali.

Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme

La LADDH LAGHOUAT

Après les promesses non tenues, donc mensongères, les manipulations, le mépris et la répression, voilà que le procureur requière un an de prison ferme et 10 millions de dinars d’amende pour 32 chômeurs de la ville d’Aflou. Une suite du même ordre que celle de la terrible répression qui a fait du jeune Nacer Allah Miloud un infirme à vie par la perte d’un œil. Que vaudrait dans ce cas l’œil perdu d’un jeune de 26 ans ? Le processus qui mène à écraser toute velléité des citoyens à revendiquer de manière pacifique leurs droits y compris la répression judiciaire est bien implanté à Aflou, c’est le premier constat qui peut malheureusement être fait.

La LADDH fait remarquer que l’enclavement de la ville d’Aflou et la pauvreté de sa population ne donnent aucun droit aux magistrats d’oublier qu’ils sont là pour appliquer la loi en toute justice.

La LADDH ne comprend pas où le procureur est parti chercher cette conscience cette éthique, et cette morale pour avoir le courage de dresser un réquisitoire qui dépasse les limites de l’entendement. Ce dernier nous ferait-il croire que nous sommes dans un lieu où la déviance est devenue la norme de gestion des affaires publiques exercée par des magistrats injustes.

La LADDH s’inquiète du mutisme et de l’absence de réaction des autorité locales qui jusque là ne peuvent être compris que comme un consentement, en l’occurrence le premier responsable de la Wilaya.

Fermement solidaire du respect des droits à la liberté d’expression des citoyens, la LADDH en appelle aux ONG Nationales et Internationales pour dénoncer conjointement une justice répressive digne d’un régime sioniste. En effet si la population ne peut pas s’exprimer pacifiquement dans son propre pays, alors La Ligue se demande de quel moyen va disposer le citoyen pour s’exprimer sans subir le seul langage de la répression, ou faudra-t-il se résoudre à comprendre qu’en ce lieu toutes les revendications sociales sont l’œuvre de voyous.

Tout en réitérant son soutien indéfectible et soutenu aux revendications constitutionnelles de la population d’Aflou, la LADDH tient à condamner l’absence de raison d’un procureur libre d’abuser en toute impunité de l’autorité pour réprimer dans un rapport type occupants-indigènes, des algériens libres dans leur propre pays.

Enfin la LADDH rappelle qu’elle est prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour dénoncer cette nouvel forme d'Apartheid. Elle souligne que si la liberté d’expression a été lourdement payée par le sang du peuple, elle fait désormais partie d’un acquis d’un demi siècle dont la perte ébranlerait sérieusement la notion d’indépendance.

La LADDH LAGHOUAT

Président

Yacine Zaid

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