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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

Les habitants de Chlef demandent des comptes

Publié le 9 Août 2014 par LADDH CHLEF in CHLEF

A

MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

OBJET : A/C concernant le projet D’aménagement du centre-ville de CHLEF d’une 70 milliards de dinars enveloppe financière

Monsieur le Président

Nous avons le regret de vous exprimer notre indignation suite au lancement des travaux d’aménagement du centre-ville.

Des travaux de grande envergure touchant pratiquement tout le centre urbain, qui ont engendré le chaos et généré ainsi poussière, détritus et désolation, sous le silence complice et éhonté de nos élus (APC, APW, APN et Sénat )

Situation très contraignantes pour les citoyens de Chlef et préjudiciable aux allergiques et aux asthmatiques.

Il est à rappeler que la région de Chlef a subit des problèmes de pollution à cause de la cimenterie et nous ne voulons pas que cette situation se répète.

Cette situation a engendré aussi une paralysie totale de l’activité commerciale et privé les citoyens de profiter des lieux de détente et de distraction en cette période de canicule .

Aussi la question pertinente qui se pose, pourquoi engagé de tels travaux en plein période estivale sans aucun respect ni pour la population ni pour l’aspect esthétique d’une ville digne de ce nom.

Les autorités locales qui sont censées servir la population et veiller à son bien être vont contrairement aux exigences des habitants de la ville qui rêvent de vivre dans une ville propre et moderne.

Nous dénonçons aussi la gestion de ce grand projet que nous suspectons être entachée d’irrégularités, dont on cite essentiellement ce qui suit :

Volet technique :

L’inexistence de la couche de séparation qui permet le drainage des eaux pluviales, des fuites et d’infiltration au niveau des fondations.

On a substitué les gravas concassés par des gravas stériles qui présentent un taux d’impureté très élevé et inadaptées pour la couche de base.

S’agissant de la couche noire, on a pu constater qu’au lieu d’utiliser le béton bitumineux conçu spécialement aux trottoirs, les entreprises réalisatrices ont utilisé le béton bitumineux des chaussées.

On a appris que les réseaux d’AEP endommagés par les travaux d’aménagement sont pris en charge par l’ADE, suite à l’injonction du Wali, lors d’une réunion au siège de la wilaya.

Effectivement c’est l’Algérienne des eaux qui a procédé aux travaux de réfection.

Volet réglementaire :

Nous attirons votre attention que les fonds alloués à notre Wilaya sont énormes et en contre parti la situation du développement reste précaire.

On constate une opacité sur l’opportunité et la régularité de la dépense publique concernant ce projet et un manque de transparence concernant les procédures d’octroi de ce grand marché.

On parle même d’un cahier charge confectionné sur mesure pour les entreprises détentrices du projet.

Compte tenu de ce qui précède, nous demandons le concours de la cour des comptes pour statuer sur l’opportunité et la régularité de la dépense publique et l’inspection générale des finances pour vérifier que les procédures de passation ont été respectées.

Nous restons vigilants et attentifs à l’évolution de la situation, et nous considérons que nos revendications sont légitimes, et on se réserve le droit pour entreprendre d’autres actions dans le cadre de la légalité, si notre requête n’est pas prise en charge.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos salutations les plus respectueuses.

Copie transmis :

Le chef du gouvernement

Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales.

Le ministre de la justice.

Le ministre de l’habitat et de l’urbanisme.

Le Wali de la wilaya de Chlef.

Le procureur général de la cour de Chlef.

La presse.

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