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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

Le chômage bombe à retardement

Publié le 7 Août 2014 par LADDH CHLEF

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Le chômage touche principalement les jeunes ; le taux de chômage des jeunes atteint 21.5% ; soit près d’un jeune actif sur cinq.

La population active du moment, au sens du BIT, est estimée à 10.812.000 personnes. Le taux de participation à la force de travail de la population âgée de 15 ans et plus (ou taux d’activité économique) s’établit à 41,7 %, (qui se rapporte à la moitié des 68,9 % chez les hommes et 14,2 % chez les femmes), avait indiqué récemment l’ONS.

La population active occupée du moment a atteint, pour sa part, 9.735.000 personnes, soit un taux d’occupation de 27.2 %. Les femmes constituent 15.1 % de la population occupée totale, soit un effectif de 1.474.000 occupées. Le taux d’emploi (ou ratio emploi population), défini comme le rapport de la population occupée à la population âgée de 15 ans et plus est de 37,6 % au niveau national (63,3 % chez les hommes et 11,5 % chez les femmes).

Le salariat constitue la forme d’emploi qui concerne deux occupés sur trois (66.3 %) ; 33,4% des occupés sont des salariés permanents et 32,9 % des salariés non permanents et des apprentis. L’entreprenariat et l’emploi indépendant constituent 29,5 % de la main d’oeuvre totale, alors que 4,2 % des occupés sont des aides familiaux (3,4 % de la population occupée masculine et 8,5 % de la population occupée féminine).

La structure de l’emploi, selon le secteur d’activité, fait ressortir un secteur tertiaire (commerce et services) qui absorbe plus de la moitié des emplois (55,2 %), suivi par le BTP (19,4 %), l’industrie (13,7%) et enfin l’agriculture (11,7 %). La ventilation de la population occupée selon le secteur juridique fait ressortir qu’en moyenne, deux occupés sur trois travaillent dans le secteur privé ou mixte, soit un effectif total de 6.390.000 personnes.

Cette part atteint 67,7 % chez les hommes et 54,2% chez les femmes. La population en chômage au sens BIT, est estimée à 1.076.000 personnes, soit un taux de chômage de 10,0%. Face au chômage, on assiste à des disparités assez significatives selon l’âge, le sexe et le niveau d’instruction ; le taux de chômage s’établit à 8,1% chez les hommes et atteint 19,1 % chez les femmes.

Le chômage touche principalement les jeunes ; le taux de chômage des jeunes (16-24 ans) atteint 21,5% ; soit près d’un jeune actif sur cinq, alors que celui des adultes (25 ans et plus) s’établit à 7,1 %. Par ailleurs, on relève un chômage qui touche davantage les universitaires et plus particulièrement les diplômés.

Alors que le taux de chômage parmi la population n’ayant aucun diplôme est estimé à 7,3 %, celui des diplômés de l’enseignement supérieur atteint 21,4%( 11,1 % chez les hommes et 33,6 % chez les femmes).

Le nombre de chômeurs ayant déjà travaillé dans le passé est estimé à 417.000, soit 38,7 % de la population en chômage (313.000 hommes et 104.000 femmes). Il s’agit d’une frange caractérisée par sa jeunesse ; 68,5 % sont âgés entre 20 et 34 ans, 80,4 % travaillaient comme salariés non permanents, 67,7 % dans le secteur privé et 38,5 % ont perdu leur emploi depuis moins d’une année

Mais pour certains experts, ces statistiques officielles cachent une réalité beaucoup plus amère de la situation du chômage en Algérie. L’économiste, M. Abdelmadjid Bouzidi, dans une contribution publiée au Soir d’Algérie, indique qu’entre 2001-2009, beaucoup d’emplois ont été créés. Il relève que ces emplois créés l’ont été surtout dans les secteurs des services et du BTP.

En effet, l’emploi dans les services hors administration (principalement les activités commerciales -petits commerces et autres «petits boulots» – a augmenté de 15% par an durant la période ; et l’emploi dans le BTP de près de 10% par an (et nous savons que dans ce secteur les emplois permanents sont bien rares). Dans l’industrie, la croissance de l’emploi n’a été que de 3% par an, alors que dans l’agriculture il y a même eu perte d’emplois (-2% par an).

L’emploi dans l’administration a crû, quant à lui, de 2% par an. « Les emplois créés dans les services et les BTP sont des emplois précaires (chantiers de construction, petits commerces, etc.). Cette observation est corroborée par les statistiques relatives aux effectifs des salariés non permanents qui ont le plus progressé (+105% entre 2001 et 2009), les emplois permanents n’ayant crû que de 13,5%.

Dans le salariat total, le salariat permanent ne représente plus que 52% en 2009 contre 58,3% en 2005 et 66,3% en 2001 » souligne que les emplois créés dans les services et les BTP sont des emplois précaires (chantiers de construction, petits commerces, etc. Cette observation est corroborée par les statistiques relatives aux effectifs des salariés non permanents qui ont le plus progressé (+105% entre 2001 et 2009), les emplois permanents n’ayant crû que de 13,5%.

Dans le salariat total, le salariat permanent ne représente plus que 52% en 2009 contre 58,3% en 2005 et 66,3% en 2001. « Les emplois créés durant la période 2001-2009 sont donc des CDD, des emplois temporaires et précaires » estime-t-il. « Contrairement à ce qui est présenté par les pouvoirs publics, les solutions apportées restent de simples solutions d’attente et le traitement du chômage n’est pas économique mais fondamentalement social.

Il n’y a pas encore chez nous une politique de l’emploi mais seulement une politique de gestion du chômage, très coûteuse par ailleurs, financée par la dépense publique et qui prendra fin dès que la manne pétrolière diminuera ou devra être affectée à d’autres emplois, tels que faire face à la hausse attendue de la facture alimentaire, le financement de logements sociaux en plus grand nombre ou, encore, le financement d’un meilleur accès aux soins pour les populations les plus démunies »

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