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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

gestion anarchique des déchets hospitaliers dans la wilaya de Chlef

Publié le 2 Juillet 2014 par LADDH CHLEF

 gestion anarchique des déchets hospitaliers dans la wilaya de Chlef

UN VERITABLE DANGER POUR LES POPULATIONS : Mauvaise gestion des déchets hospitaliers à Chlef

Suite à une enquête réalisée par Mr HOUARI Kaddour Président du bureau de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme de la wilaya de Chlef, cette enquete, dans son résumé, fait état d’une relation entre le nombre élevé des cancéreux et l’incinération anarchique de ces déchets amassés à ciel ouvert.

La LADDH de Chlef sur la base des études scientifiques, rappelle que l’incinération anarchique est la source de pollution de l’environnement et un danger pour la santé des populations considérée comme l’une des principales causes de la maladie du cancer, l’enquête sur le terrain l’a bien démontré et d’ailleurs a très bien constaté la gestion anarchique des déchets prévenants de l’ensemble des structures hospitalières de la wilaya de Chlef (hôpitaux, dispensaires, polycliniques et laboratoires), le traitement des déchets avant emballage est inexistant. Ainsi selon certains dires des travailleurs, ces déchets sont mis dans des sachets en plastique et jetés carrément à l’intérieur du camion des services d’hygiène (les éboueurs) sans être triés ni sécurisés prenons donc l’exemple de l’incinération à l’hôpital de Chorfa qui n’a aucune valeur pour le traitement des déchets alors quant aux déchets liquides, l’enquête du bureau de LADDH de la wilaya de Chlef démontre qu’ils sont déversés directement et là c’est grave car dans le réseau de l’assainissement, un geste non acceptable. Les enquêteurs se demandent où sont donc gérés les autres déchets des cliniques privées ! Ces derniers qui ne disposent pas d’incinérateurs comme l’exige la réglementation et la loi, les dossiers des malades sont aussi jetés carrément dans ces décharges anarchiques comme le souligne le témoignage d’un agent des services de l’hygiène à la retraite qui précise qu’ « il n’y avait aucune différence entre les déchets ménagers et hospitaliers, tout est donc transporté dans le même camion des éboueurs passant à travers tous les quartiers de la ville. » Les décharges sauvages sont un autre visage de décor de l’environnement dans la wilaya de Chlef même dans le centre d’enfouissement technique (CET) c’est vraiment l’anarchie totale comme constaté au niveau du CET de Meknassa à Chlef qui fait état d’un manque de contrôle du contenu des sacs à déchets voire le non-respect des normes internationales en matière d’enfouissement. Les habitants de la commune de Oum Drou, proches du CET de Meknassa, dénoncent bien le laxisme des autorités locales devant cette situation déplorable dans laquelle se trouve cette commune d’Oum-Drou qui vit quotidiennement dans des odeurs nauséabondes provenant des décharges de ce CET de Meknassa. Pour plus de précisions, des correspondances ont été destinées notamment à la direction de wilaya de l’environnement, le chef de la daïra de Chlef et le président de l’APC d’Oum-Drou, mais elles sont restées lettres mortes. L’enquête de la LADDH locale démontre que 73% des établissements hospitaliers de la santé de Chlef ne disposent d’aucun budget spécifique destiné pour la gestion des déchets, la meilleure solution que les responsables de ce secteur doivent prendre c’est de se baser sur la formation du personnel aux techniques de la protection des composantes toxiques. Notre source appelle enfin les pouvoirs publics à promulguer des lois régissantes sur la gestion des déchets hospitaliers et dangereux et à encourager des techniques un peu moins nuisibles à notre environnement et à la santé des citoyens.

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