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La LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

Cimetière de l’injustice et l’inégalité

Publié le 9 Juillet 2014 par LADDH CHLEF in Algerie

 Cimetière de l’injustice et l’inégalité

Cimetière de l’injustice et l’inégalité par HOUARI Kaddour

Il y a des dates et des actes qui déterminent une part décisive du destin d’une nation et celle de son peuple. Ces dates et ces actes s’inscrivent dans les pages de l’histoire en lettres majuscules. Aujourdent à contre sens de ses aspirations, sans ce souci de dignité, chez ceux qui se sont érigés en tuteurs, par la force de la ruse et de la fraude, et par l’injustice et l’inégalité.

C’est ce souci de dignité, cet impérieux besoin de liberté qui me pousse à crier haut et fort, aux heures sombres de ma Patrie, que les actes les plus nobles, les sacrifices les plus grands et les plus beaux traits de courage, se mesurent dans les moments difficiles. La liberté, c’est le privilège de toute personne qui se respecte, c’est le droit naturel de tout peuple, c’est la base sur laquelle se construisent les Nations qui se respectent. Dire non aux dictateurs n’est pas un acte héroïque, c’est un humble devoir.

Quant à nous victimes des Guantanamo’s algériens nous avons un premier et indispensable besoin, celui de notre dignité. Point de dignité sans liberté ce besoin est, je dois le souligner, non négociable. Tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, lui retire une part de sa qualité d’Homme et en fait arbitrairement un être inférieur, ce dont, à titre de porte-parole des internés des camps de la mort, je m’interdis d’accepter bien plus pour mes co-déportés que pour moi. Ce besoin d’égalité et de justice nous le portons d’autant plus profondément en nous, que nous avons été les plus durement soumis aux phénomènes de l’injustice et à l’inégalité, à la discrimination et aux formes les plus odieuses de dépersonnalisation.

Notre salut réside dans la décolonisation de la conscience de celles et ceux qui se complaisent dans leur complexe du colonisé et qui acceptent volontairement certains abandons de souveraineté au profit de bas instincts. Appartient-il au modeste citoyen d’un quartier populaire de CHLEF, que je suis, aux racines profondément montagnardes, de dire sans détour, à celles et ceux qui ont un fil à la patte qui les relie à un passé déshonorant, qu’il y a une valeur autrement plus importante, qui oriente et détermine le plus souvent l’action des hommes libres. Une valeur supérieure qui réside essentiellement dans la conscience qu’apportent les hommes à la lutte pacifique, pour sauvegarder leur dignité et leur originalité, et à libérer totalement leur personnalité.

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